L'âme Murmurait.. Read Count : 43

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Parfois on se sent possèdé d'une synergie indicible qu'on la saisi mais  qu'on craint d'y sonder par le fond. On craint qu'on saiserait la vérité macabre qu' on fuit souvent et qu'on cherche à l'ensevellir sous les décombres d'un oubli malin.
Quand on a le cœur qui bat criant cherchant une leur de tendresse qu'elle le console, qu'elle panse tous ses blessures, toutes ses ratures et tous ses enlisements. Quand on a les yeux fixés au delà en cascapade du spleen en attendant la phare qui leur guiderait vers le port de quiétude. Quand on a les mains glacées, frottantes à la quête d'une chaleur perdue jadis, une chaleur cherchée avidement dans un monde labyrinthique où chacun perd sa boussole. Au sein de cette transe, je t'ai cherché, je t'ai visé, avec tout ce qui j'ai du fardeau et du vacarme récoltés d'un sol mordillé. j'ai ouvert les mains tout en attendant un retour, tout en attendant un regard éparpillé qui me guette , un petit cœur tendre qui me cherche.
Petite acrobatie avec la mémoire est faite.. Au premier regard partagé, première impression réprimée, première goutte du café ressassée, la chair de poule avec chaque enlacement, à la transe du coeur hanté par tes yeux .. À la première rencontre des mains et des parfums.. 
cette mémoire emprisonnée dans le cachot du nostalgie vit dedans et je survis en vertu d'elle.. 
Comment un petit organe ose te manipuler ?
Mon cœur n'a jamais été si petit, il était toujours mon refuge auquel je me jette les bras croisés, tout étant alourdie des tonnes d'histoires, des dilemmes, des larmes sèchés, des rires étouffés, .. Au dessus de l'écume de ce petit organe je me fais balancer mon âme égarée, épuisée après une bataille si dure, son adversaire n'était pas si facile à gagner..
L'amour.. Le coquin... Qui a fini par ronger son matrice.. 
Pauvre âme,  le sang coulant entre ses jambes , elle s'est plongée au fond du lac d'oubli du cœur..
Le cœur oublie t il ?
Mon âme me disait que le coeur n'arrive pas à oublier quand il n'en a pas envie.
Le cœur est le plus paradoxal des créatures divines.. Il m'écrase par la nostalgie et me coince par la dignité.. 
Usurpée, seule, saignante, gemissant sous les décombres de l'indifférence pourrie.. Personne n'entend ses vrombissements. 
Une égorgeante âme écrit ceci sur une feuille que les crépitements du sang finissent par la ternir.. Tout est flou, rien n'est désormais clair.. Que sa petite plume rapiécete la virginité de son cœur violé par la nostalgie friponne.. 

"T'es magnifique, t'es brillante, très beaux yeux  très beaux cheveux , somptueuse mine, tu as de l'attrait, très fines mains, la charismatique est là, accède accède notre élue du cœur" maudits propos. 
      Un maillon perdu.. 
La blancheur de sa peau n'arrive pas à mettre à nu les crépitements du sang que l'âme crachait , n'arrive même pas à dévoiler les suçons d'angoisse qui rangent sa chaire fine.
La verdure des yeux ensevellit une peine finaude. Quant à la grâce, elle est pétrie d'une ambition houleuse voire avide qui lui possède, transgressant tout mal, toute déception , tout regard astucieux, toute main infidèle, tout câlin froid et toute haine camouflée.
Semée dans le silence entre les bras des vieux papiers à raies bleues du couloir sombre cochon de solitude...
Tiraillée entre maux et mots
Qu'elle répare ses petites émeraudes débridées morcelées par un coup du bourrasque d'une  mémoire militante . Cette dernière.. Une araignée venimeuse, qu'elle l'écrase avec un oubli parfumé d'amour..recroquevillé dans la passion de réussite. 
La Verdure des yeux lançant une pénombre qui flanque le dôme d'un petit cœur ambitieux. 

Assise les mains croisées, murmurait : 
"  Avec tout battement du cœur, ton parfum lequel coincé entre les côtes du mon petit cœur fauché me ronge, viole mon indifférence prétendue.. Profane mon silence  amer..
Ton regard me traverse, m'abîme, me tue, 
Et ton câlin me pousse vers la vie.
A chaque fois que mon cœur perd la voie, ta voix me guide.
Quant à ton odeur, elle est juste la remède des pestes et la purficatrice de toute moisissure du cœur."

Vacarme.. Cacophonie.... boucan

Le turbillon commence et ne s'arrêtera jamais. 
Les larmes rassasient la terre assoiffée d'amour. 
Le sang qui fête sa coagulation dans les veines, élabore son élégie.
Les lèvres bleutées mordent le regret, le remords, la contrition. 

 

Entre mots et maux, morcelée entre existence et errance, l'âme vit une transe. Elle essaye encore de rapiéceter  son âme débridée en morceaux par le brin d’espoir en une cascapade vers l’Idéal.
Cette âme frêle qui a perdu le chemin de son retour et qui crève de nostalgie .
Au dessous de la lune,Cette âme assez chétive fait des étoiles une lisse étoffe pendant les nuits froides.
De bric et broc, elle se trouve au sein d’un champ labyrinthique. Elle a vu une petite ouverture  mais  c’étaient que des voies chimériques qu'elle a tracé durant sa nuit frénétique.
Au sein de sa voie nébuleuse, elle aperçoit des lueurs brèves , mais c’était qu’un rêve . Un rêve malin essaye de lui faire un câlin.
Elle n'a cessé point de contempler le ciel, elle cherchait un regard apaisant dans la voie lactée. Entre les barreaux du spleen , elle a poussé un cri étouffé . Elle crie plus fort, plus fort, plus fort…
Mais ce n'était que le sang qui vibre dans sa gorge. Le sang qui souille et les cendres qui évaporent se rencontrent. Elle trébuche entre le sang et les cendres en levant son verre d’amertume autour de la table ronde de la vie.
Hantée par le déboire exécrable et rongée par le sentiment du vide. Elle ne vomit que de la haine au bord de la fontaine.
Mais quelle fontaine ?
Pauvre âme naufragée dans une flaque visqueuse au sein du désert.
Mais le vide reste encore et le néant demeure encore  et le corps débute a se disséquer par  le scalpel de l’ennui lunaire ..
Et soudain…
Elle sentait une brise d’amour qui fait palpiter les lambeaux de son cœur . rampant dans son tombeau,  elle expire un souffle épure de nostalgie.
Elle danse sur le rythme maniaque de sa «  Mélancfolie » Et en vaguant entre les rimes berçantes de ses maux. Elle danse avec sa conscience sur l’oraison funèbre de son malheur. Et à chaque fois elle essaye de fermer les oreilles  pour qu’elle n’entende plus la voix douce de l'amour.
Le son toutefois le poursuit, le mètre de son existence tragique l’obsède et les rimes approfondissent sa fureur . Elle ne peut plus endurer la blancheur de son sueur qu’il lui guette partout.
Elle  se plonge dans un étang hermétique cherchant le plaisir féerique.
Lointain, Lointain, plus loin ..
Enrobée par son chagrin, elle contemple les ombres sélènes qui dansent, le soleil qui purifie sa moisissure et l’étoile filante emportée par le flux de la lumière et le reflux de l’obscurité vers le rivage de la renaissance.




    




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